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  • Photo du rédacteurLa Mémoire du Monde

Club lecture 9 et 10

Prochain club lecture ce vendredi 5 mai, (ce soir !)

en attendant les résumés des clubs précédents :


Le 7 avril nous étions en petit comité, cinq livres ont été présenté :

( Animation : José Compte rendu : Michèle)

Claude : La petite fille de Bernhard Schlink – Gallimard.

Ce livre se divise en trois parties.

À la mort par overdose de son épouse Birgit, qui vivait dans un profond mal-être, Kaspar, libraire, découvre un pan de la vie de celle qu’il a tant aimé et qu’il avait toujours ignoré : Avant qu’il ne fasse passer sa future épouse à l’Ouest, Birgit, en RDA, a connu un autre homme avec qui elle a conçu un enfant, abandonné à sa naissance. C’est son amie Paula qui a pris en charge cette démarche. Il décide d’aller à la rencontre de cette belle-fille inconnue.

Kaspar retrouve Svenja, qui a connu une vie très mouvementée avec de mauvaises fréquentations. Elle a épousé un néo-nazi et élève sa fille Sigrun dans cette mouvance « Völkisch ».

Faisant miroiter l’héritage de Birgit , il demande à ce que sa belle-petite fille passe des moments avec lui. Mais Sigrun, adolescente, endoctrinée n’adhère pas aux idéologies de cette Allemagne où le racisme fait souvent loi.

La petite- fille repart chez les siens.

Le grand-père retrouvera sa petite -fille plus tard pour partager dans l’affection de beaux moments culturels.

A travers ce roman émouvant , intéressant et bien mené, Bernhard Schlink nous immerge dans l’histoire de l’Allemagne de 1960 à nos jours, un pays scindé en deux pendant plus de trente ans, un pays où l’extrême droite refait surface .

Michèle : Les partisans Kessel et Druon, une histoire de famille Dominique Bona - Gallimard

Une triple biographie consacrée à Joseph Kessel, Maurice Druon et Germaine Sablon à travers le prisme de la création du chant des Partisans, l’hymne de la Résistance, écrit à Londres en 1943 par l’oncle et le neveu et enregistré par Germaine Sablon, chanteuse de music-hall, maîtresse de Kessel.

La paix revenue Kessel, le baroudeur, voyagera beaucoup , signant de nombreux reportages qui font exploser les ventes de France soir, il publiera de grands livres l’armée des ombres, le Lion, les Cavaliers..., Druon, passionné de mythologie et d’histoire, se consacrera aussi à la littérature : les Grandes familles, les Rois maudits ...et deviendra ministre de la culture. Tous deux seront élus , à quatre ans d’intervalle, à l’Académie française (Druon en sera le secrétaire perpétuel)

Germaine Sablon terminera la guerre, engagée dans le corps des infirmières de l’armée, ne reverra plus Kessel, et quittera la scène pour laisser place à son frère Jean, chanteur de charme aux grands succès.

Une biographie vibrante , bien documentée, agréable à lire.

JOSE : Sur le méridien de Greenwich de Shady Lewis - Sindbad

Le narrateur, un Égyptien de la communauté copte installé à Londres, est sollicité par un cousin pour gérer les obsèques d'un jeune réfugié syrien musulman Ghiyath totalement inconnu, dont la famille est restée au Caire avec toujours l’espoir d’en partir . Dans les trois jours qui séparent le moment où il accepte cette grande responsabilité de la date de l'enterrement, il sera amené à faire face aux contradictions religieuses , administratives, philosophiques et aux absurdités des autorités égyptiennes et de l'administration anglaise, à confronter les deux mondes, à revisiter le passé et à se remémorer d'autres êtres et d’autres pans de vie à jamais disparus.

L’échange téléphonique du narrateur avec son cousin est un vrai grand moment réjouissant de loufoquerie et d’humour.

Le méridien de Greenwich est la métaphore de deux mondes différents , roman rafraîchissant sur le thème de l’exil.

Jacky : Le testament caché de Sébastien Barry -Folio

L’histoire qui couvre la période allant de 1925 aux années 2000 est racontée par une centenaire ,

Roseanne Mc Nulty, de confession protestante, enfermée dans un hôpital psychiatrique depuis de très longues années.

L’institution doit fermer et un psychiatre doit évaluer si la vieille femme est en capacité de réintégrer la société. Pour cela il lui faudra découvrir les raisons de cet internement si long.

A travers l’histoire tourmentée de Roseanne et de son père c’est le pouvoir plénipotent de la religion catholique qui est mis en exergue, une société corsetée, la condition douloureuse et tragique des femmes à cette époque , l’histoire politique de l’Irlande . Les deux protagonistes du roman sont attachants, un roman émouvant, vrai.

Marlies : Suzuran (le muguet) de Aki shimazaki - Actes sud

Roman - 1er tome d’un nouveau cycle - écrit en français au Canada et racontant dans un style ciselé l’histoire d’une famille japonaise.

Ce premier tome est consacrée à Anzu, la cadette , femme célibataire, potière, effacée qui vit seule avec son fils. Sa vie consacrée à son art, va être chamboulée par le retour de sa sœur aînée, une femme moderne, séduisante, ambitieuse , son époux l’accompagne et la cadette va tomber sous le charme de son beau-frère.

C’est une histoire pleine de sensibilité , toute en douceur et en émotions. Le roman est émaillé de mots japonais , plongeant plus avant le lecteur dans cette ambiance japonaise si particulière.(un lexique figure en fin de livre)



Le 3 mars 11 lecteurs étaient présents à cette soirée : Christian, Claude, Daniel, Évelyne, Frédérique, Jacky, José, Laurence, Michèle, Miguel, Robert. Groupe un peu plus restreint mais de riches échanges !


( Animation : Miguel/ Compte rendu : Miguel/Michèle)


Miguel: « Le silence et la colère » Pierre Lemaitre- Editions Calman Levy.

Après une première trilogie « Les enfants du désastre » (Au revoir là-haut , Miroir de nos peines, Couleurs de l'incendie, tous en poche) Lemaître a entrepris l’ écriture d’une nouvelles trilogie : Les années glorieuses. Le premier tome est déjà sorti en livre de poche et le Silence et la colère nous fait retrouver la famille Pelletier et ses trois enfants, Jean, François, Hélène ( L’ainé Etienne est décédé dans le premier tome). Le roman bien documenté est cadencé, les intrigues s’entremêlent. Les événements narrés sont foisonnants et abordent des thèmes divers : le progrès, la création de grandes surfaces commerciales, les avortements clandestins, le travail des femmes en usine, la création d’un barrage qui fait disparaitre un village le tout accompagné d’une intrigue policière glaçante. Bref un grand roman populaire. Le style est un peu lourd, il faut dire que cette lecture vient après celles des livres de Giono où les phrases sont ciselées, pleines de poésie et d’humanité. On ne joue pas dans la même cour…


Michèle : « Camus, La Peste, et le coronavirus » de Jean-Yves Guérin. Editions Honoré Champion.

Jean-Yves Guérin, émérite camusien, s'attache à mettre en exergue, à décortiquer les analogies et les différences entre le coronavirus et les autres fléaux, dont La Peste d’Albert Camus : solidarité, solitude, trafics en tous genres, prophylaxie, statistiques, décompte des décès, stratégies des autorités, urgences et priorités (confinement, séparation, exil...), controverse du corps médical., prise en charge en fonction du niveau social .. Cet ouvrage complet, excellemment documenté et annoté permet de comprendre encore mieux toutes les subtilités de La Peste (roman métaphorique et métonymique) et à qui le veut, d'engager une réflexion personnelle parce que chacun la porte en soi (la peste) , parce que personne au monde, non personne n'en est indemne.


Laurence : « Les enfants endormis » de Anthony Passeron. Globe

C’est un premier roman à succès couronné par le Prix Wepler, Fondation de la poste. Anthony Passeron , pendant le confinement lié au covid, décide d'interroger le passé familial. Il évoque l'ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé grandissant apparu entre eux et la génération de leurs enfants qui découvrent l'urbanité. Il croise deux histoires qui se font écho : celle de l'apparition du sida dans cette famille de l'arrière-pays niçois - la sienne (l'oncle Désiré toxicomane décédera du sida, on en parlera qu'à demi-mots, c'est le secret honteux de la famille ) - et celle de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains. C'est une lecture forte, passionnante, la partie sociale est émouvante, celle dédiée à la recherche médicale est particulièrement bien documentée, on y apprend plein de choses.


Claude : « L'autre nom du bonheur était français » De Shumona Sinha. Gallimard Shumona, fille d'une famille d'intellectuels, originaire de l'Inde (Calcutta) , verra son enfance et son adolescence bercées par la littérature.. Elle dévore la littérature bengali, indienne, mais aussi, à travers les traductions, la littérature américaine, l’espagnole, l’anglaise et la française. A vingt-deux ans, elle découvre le français, en fera l'apprentissage et tombera amoureuse de cette langue « vitale et libératrice » . Elle en aime sa polysémie, et pour mieux s'approprier l'idiome , elle s’expatriera en France à l'âge de 28 ans. C'est son parcours , ses tribulations tantôt savoureuses, tantôt douloureuses qu'elle raconte dans cette autobiographie , puissante , vibrante , sincère. Elle décrit des expériences et un vécu souvent difficiles pour une femme qui restera malgré tout une française « étrangère ». Claude nous a lu de magnifiques extraits du livre dont un paragraphe sur « langagement » ( le langage qui se met en route dés le matin…) illustrant ainsi la façon de l’autrice de jouer avec les mots.


Évelyne : « Sans jamais atteindre le sommet, (Voyage dans l'Himalaya) » de Paolo Cognetti. Stock

Deuxième livre de Paolo Cognetti présenté par Evelyne, c'est le carnet de bord tenu par l'auteur lors de son expédition dans le Dolpo, région reculée au nord-ouest du Népal, entre hauts plateaux et vallées. Outre les 22 membres de la caravane, le livre culte « Le Léopard des neiges » de Peter Matthiessen lui tiendra compagnie. C'est d'ailleurs cet ouvrage qui l'a incité à entreprendre ce trek - 300 kilomètres, huit cols- et à le préparer en suivant les conseils de l'écrivain. Ici Paolo ne cherche pas à se dépasser, mais fait l'apprentissage du temps qui passe. De très belles méditations et observations.


Robert : « Le Fétiche et la plume » de Hélène Ling et Ines Sol Salas.

Rivages Robert nous a présenté avec un grand enthousiasme un « gros pavé » qui vise à analyser la place occupée aujourd'hui par la littérature à l'ère du capitalisme. Il y est dit que la profusion de publications se fait au détriment de la qualité littéraire. Le livre très bien documenté permet de comprendre les ressorts des auteurs et comment ils écrivent ainsi que les impératifs auxquels il sont soumis. La présentation de Robert a donné lieu a un riche échange tendant à montrer qu’il y aurait un appauvrissement et un nivellement tant des styles que des productions.


José : « La vierge Néerlandaise » de Marente Moor. Les Argonautes.

Ces éditions s'attachent à publier des auteurs européens. Dans ce roman, on suit une jeune femme de 18 ans qui quitte sa famille pour suivre des cours d'escrime. José emploiera plusieurs fois le mot « étrange » pour dépeindre l'atmosphère, la fascination de Janna pour son maître d'arme, la maison d'Egon von Bötticher qui organise de vrais duels . Ce livre évoque aussi « Hélène Mayer » d'Hélène Mayer fleurettiste qui participa à plusieurs jeux olympiques. Sa photographie figure sur la couverture du livre.


Daniel : « Voyage au Congo, retour du Tchad » de André Gide. La pléiade.

André Gide fait un voyage en Afrique de juillet 1926 à mai 1927 accompagné de Marc Allegret . Il est aussi mandaté par le Ministère des colonies pour faire un rapport sur ce qui se passe dans les colonies. Ceci a donné lieu à la tenue d’un carnet de voyage. Lors de ce voyage Gide découvre les méfaits de l'administration coloniale et s’en indigne. Il dénonce les conditions de vie des populations visitées. Son rapport aura de profondes répercussions dans la classe politique française. Son carnet de voyage décrit aussi les paysages et les atmosphères des régions visitées. Daniel a su nous transmettre le plaisir qu’il a eu lors de cette lecture captivante et dépaysante.


Jacky : « On ne se baigne pas dans la Loire » de Guillaume Nail. Denoël

Jacky a vivement apprécié ce livre qui fait écho à sa propre expérience comme directeur de colonie itinérante. Pour écrire ce roman, Guillaume Nail, s'est inspiré d'un fait divers dramatique survenu en juillet 1969 à Juigné sur Loire où 19 adolescents périrent noyés lors d’une colonie de vacances. Le récit décrit tous les types de personnages que Jacky a lui aussi rencontré dans ces séjours qui font se côtoyer des adolescent des fois fantasques et des moniteurs parfois trop jeunes et peu expérimentés. C'est un roman très prenant.

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