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La Librairie a son club lecture !

Tout les premiers vendredi du mois.

Venez nous parler du dernier livre qui vous a emporté à chaque page... Chacun des participants pourra parler librement d’un livre qu’il aura lu récemment. Faites le nous connaître, partagez votre avis en essayant de donner envie à d’autres de le lire ♥

 

Un moment d'échange et de partage, Réservation à la librairie 15/20 places.

Seulement dix présentations de 8 minutes - suivi de discutions autour du verre de l'amitié...

– en partenariat avec Partages Culturels en Provence -

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Animation et compte rendu de la soirée du 5/12 par Miguel Couralet et Michèle Robinet.
L’Ambiance fut festive, animée et riche lors de ce dernier club rendez-vous de l’année.


Laurence – Écarlate, Christine Pawlowska (Éditions du Sous-sol)
Laurence nous présente cette réédition de 1974 – année de sa naissance – comme un texte
fulgurant, incandescent, qui prend la forme d’un récit autobiographique où une jeune fille
refuse de devenir adulte. L’héroïne écrit à sa mère et lui confie la présence d’un spectre à sa
fenêtre : cette adresse intime structure un récit à la fois fragile et brûlant. L’écriture, ardente et
nerveuse, lui donne immédiatement la sensation de lire un texte unique en son genre.
Elle insiste sur la puissance littéraire de ce petit livre, qui constitue l’unique publication de
Christine Pawlowska. Pour elle, Écarlate relève du chef-d’œuvre fulgurant, de ces œuvres
rares qui surgissent d’un seul jet et marquent durablement une vie de lecteur. Le texte l’a
particulièrement touchée par sa tension entre révolte et désarroi, par la radicalité de sa voix.
Laurence recommande fortement d’accompagner cette lecture du livre-enquête Flamme,
Volcan, Tempête de Pierre Boisson, qui retrace la vie de l’autrice et éclaire la genèse de
Écarlate. L’ensemble lui apparaît comme un diptyque littéraire et biographique indispensable
pour comprendre la singularité de cette œuvre si brève et si intense.


Geneviève – Penser en Chine, ouvrage collectif sous la direction d’Anne Cheng (Folio)
Toujours habitée par ce livre qu’elle lit depuis longtemps, Geneviève revient avec
enthousiasme sur cet ensemble de contributions qui cherchent à comprendre comment se
structure la pensée chinoise contemporaine. Pour elle, la force du recueil tient au croisement
de douze perspectives complémentaires autour de la philosophie, de la politique, de l’histoire
et des imaginaires chinois.
Elle souligne en particulier la manière dont l’ouvrage éclaire les nouvelles formes de
domination culturelle que la Chine tend à développer, après avoir imposé sa puissance
industrielle et commerciale. Cette réflexion lui paraît essentielle pour saisir les enjeux
intellectuels de l’ère géopolitique actuelle.
Geneviève recommande enfin de lire en parallèle La désocialisation des savoirs de Thomas
Brisson, afin de mieux comprendre comment les dynamiques mondiales de circulation des
connaissances contribuent à remodeler les catégories culturelles et politiques. Pour elle,
Penser en Chine reste une référence précieuse et passionnante.


Françoise – La Bossue, Sao Ichikawa (Éditions du Globe)
Françoise nous introduit dans la vie de la narratrice, atteinte d’une myopathie tubulaire qui
rend presque impossible la lecture de livres traditionnels. Grâce à un dispositif spécialisé, elle
peut pourtant lire et écrire, livrant un témoignage profondément intime sur une existence
marquée par la fragilité physique et la ténacité mentale, dans un Japon qu’elle décrit comme
fortement validiste.
Elle est frappée par la manière dont le texte, malgré sa gravité, déploie un humour fantaisiste,
ravageur, parfois caustique. Cette tension entre douleur et légèreté confère au récit une
tonalité singulière qui l’a séduite immédiatement. Pour elle, l’autrice réussit à transformer une
expérience de vie difficile en une forme de liberté narrative.
Françoise qualifie ce livre de « coup de cœur, coup au cœur ». Elle admire l’audace, la
fantaisie et l'anticonformisme de Sao Ichikawa, et souhaite poursuivre la découverte de cette
œuvre atypique qui apporte un souffle neuf à la littérature contemporaine.


Denis – Ébène, aventures africaines, Ryszard Kapuscinski (Pocket)
Denis décrit Ébène comme un ouvrage d’immersion totale : pendant des années, le grand
reporter Kapuscinski sillonne les pays africains, partage la vie quotidienne des habitants et
accepte des conditions de vie que peu de correspondants occidentaux auraient supportées.
Denis a été immédiatement séduit par cette manière d’habiter l’Afrique plutôt que de la
survoler.
Il insiste sur la richesse des rencontres, la découverte de mentalités et de mœurs qui
bousculent le lecteur occidental, en particulier la relation au temps, si différente de la nôtre.
Ces récits lui ont offert une clé de compréhension sensible et honnête des sociétés africaines
et de leurs multiples réalités.
Pour Denis, la lecture a été un « coup de cœur agréable », une aventure humaine autant que
littéraire. Ce livre lui laisse l’impression durable d’avoir voyagé loin, intensément et avec un
guide exceptionnel.


Catherine – Beaumarchais, Éric Orsenna (Stock)
Catherine apprécie depuis longtemps la plume d’Éric Orsenna, et ce livre lui semble l’un des
plus réussis. L'auteur, académicien, y peint Beaumarchais en courts chapitres vivants,
accessibles, où se dévoile la personnalité flamboyante de cet homme du XVIIIᵉ siècle.
Elle souligne la multiplicité des talents de Beaumarchais : dramaturge, musicien,
entrepreneur, homme d’affaires audacieux, aventurier des Lumières. Catherine retient aussi sa
participation décisive à l'édition de l’œuvre de Voltaire et son rôle à l’origine de la notion
moderne de droit d’auteur.
Pour elle, ce livre est une porte d’entrée idéale pour redécouvrir une figure essentielle de la
culture française. Catherine y a trouvé à la fois érudition, plaisir de lecture et admiration
renouvelée pour cet esprit libre.


Simone – Le Coq de bruyère, Michel Tournier (Gallimard)
Simone nous a présenté ce recueil de quatorze nouvelles avec un enthousiasme communicatif.
Certaines sont comiques, d’autres tragiques, mais toutes revisitent des mythes classiques avec
une liberté d’invention qui caractérise Tournier. La nouvelle éponyme occupe une place
centrale dans cet ensemble.
Elle insiste sur l’humour corrosif, iconoclaste, qui traverse ces textes et les rend inoubliables.
La manière dont Tournier joue avec les archétypes, les détourne et leur redonne vie constitue à
ses yeux un plaisir littéraire rare.
Grâce au talent oratoire de Simone, le groupe a eu très envie de découvrir ce livre paru en
1978, qui conserve une force narrative indéniable. Elle considère ce recueil comme l’un des
sommets de l’art de la nouvelle.


Barbara – La ballerine de Kiev, Stéphanie Perez (Pocket)
Barbara a été touchée par ce roman très actuel, qui met en scène des personnages pris dans
l’ambivalence des émotions, la tourmente de l’Histoire et la nécessité de résilience. L’ouvrage
lui a semblé intensément humain, empreint d’une grande délicatesse.
Elle souligne que le livre offre une véritable ode à la vie, à l’espoir et à la capacité de se
reconstruire malgré les épreuves. Les personnages, décrits avec finesse, incarnent cette
tension entre fragilité et force intérieure.
Pour Barbara, cette lecture a été profondément émouvante. Elle en retient avant tout la
lumière qui traverse le récit, malgré le contexte dramatique, et l'affirmation que la dignité
humaine survit même dans les moments les plus sombres.


Daniel – Histoire de Gênes, Antoine-Marie Graziani (Fayard)
Daniel présente un ouvrage historique passionnant, d’une grande rigueur et d’une réelle clarté
narrative. L’auteur y montre combien la cité de Gênes, souvent éclipsée par d’autres
puissances méditerranéennes, fut un acteur majeur du commerce et de la politique pendant
plusieurs siècles.
Il explique que la lecture, très documentée, devient rapidement addictive tant le récit est bien
construit et met en lumière les forces, les conflits et les réseaux qui ont forgé la puissance
génoise. Daniel est surpris par l’ampleur de l’influence de cette ville qui attire pourtant peu de
touristes.
Cette plongée dans l’histoire lui a donné envie de découvrir Gênes elle-même. Pour lui, c’est
un livre qui change le regard que l’on porte sur cette cité portuaire.


Ghislaine – Le Mur invisible, Marlen Haushofer (Actes Sud)
Ghislaine présente ce roman comme une histoire éprouvante, hypnotique, dans laquelle une
femme se retrouve brusquement isolée du monde par un mur invisible. Ce dispositif narratif
radical conduit à l’exploration de la survie, de l’organisation quotidienne, de la solitude et de
la relation à la nature. Elle a été particulièrement sensible à la reconstruction patiente d’une
vie possible au sein d’un environnement sauvage, où la nature devient à la fois refuge,
adversaire et miroir intérieur. La dimension existentielle du récit l’a marquée.
Ghislaine évoque une lecture qui saisit le lecteur par sa force et son atmosphère, presque
envoûtante. L’expérience lui a laissé un souvenir durable et une émotion intense.


Michèle – Shit, Jacky Schwartzmann (Seuil)
Michèle, qui s’intéresse depuis peu à la littérature policière, a découvert Jacky Schwartzmann
lors du Festival du polar. Elle présente ici Shit avec beaucoup de plaisir, attirée par la tonalité
vive et ironique du roman.
Elle raconte l’histoire de Thibault, CPE dans un quartier bisontin sensible de Planoise,
confronté à des situations cocasses, parfois absurdes, mais toujours révélatrices du quotidien
social. L’humour, l’ironie et le rythme du récit l’ont particulièrement séduite.
Cette première incursion dans le monde de Schwartzmann la conforte dans son envie de
poursuivre la lecture de romans policiers contemporains. Elle apprécie la manière dont ce
livre allie légèreté et regard social acéré.


Michèle R. – Le Photographe inconnu de l’Occupation, Philippe Broussard (Seuil)
Michèle R. nous plonge dans une enquête fascinante : en 2020, un album contenant 377
clichés clandestins pris entre 1940 et 1942 est découvert à Barjac. Les photos, interdites par
l’ordonnance allemande de septembre 1940, sont accompagnées de légendes ironiques et très
parisiennes.
Elle raconte comment cet album est confié au journaliste Philippe Broussard, connu pour sa
rigueur et son travail d’enquête (Prix Albert Londres 1993). Celui-ci se lance alors dans une
recherche minutieuse et obstinée pour comprendre qui fut ce photographe anonyme, comment
il a travaillé malgré la pénurie et le danger, et dans quel but il a réalisé ces images.
Michèle R. souligne la force du récit, l’émotion suscitée par cette traque historique et la
découverte finale du destin tragique de cet homme, dont la tombe porte la mention « mort
pour la France ». Elle a été totalement captivée par cette lecture.


Miguel – La déesse des petites victoires, Yannick Grannec
Miguel a beaucoup aimé ce livre qui retrace la vie du grand mathématicien Kurt Gödel, figure
majeure du XXᵉ siècle et génie aussi lumineux qu'extrêmement fragile. Le roman lui a permis
de fréquenter, avec un plaisir renouvelé, l’atmosphère intellectuelle exceptionnelle de
Princeton, où s’étaient réfugiés plusieurs savants ayant fui le nazisme : Einstein, Oppenheimer
et bien d’autres encore. Cette proximité littéraire avec un pan entier de l’histoire scientifique
mondiale lui a donné le sentiment de pénétrer un cercle de géants.
Il est particulièrement touché par le rôle d’Adèle, l’épouse de Gödel, cette femme simple,
énergique, parfois rugueuse, qui a littéralement porté son génie de mari pendant toute leur vie
commune. Gödel, malgré son intellect prodigieux, était en effet un être hypersensible, inquiet,
acariâtre, pessimiste, souvent incapable de s’occuper de lui-même. Le titre du roman prend
alors tout son sens : ces « petites victoires » sont celles d’Adèle, sa patience, son courage
quotidien, sa capacité à maintenir Gödel debout quand lui-même vacillait.
Miguel souligne enfin l’importance mondiale des deux théorèmes d’incomplétude de Gödel
(Premier théorème d’incomplétude et Second théorème d’incomplétude), qui ont bouleversé
non seulement les mathématiques et la logique, mais aussi la philosophie, les sciences
cognitives et notre conception même des limites de la pensée humaine. Le livre, superbement
écrit, mêle érudition, humour et une délicieuse pointe de dérision.


Marlies, libraire, a présenté deux livres
1. Le Voleur, Megan Whalen Turner (Toussaint Louverture)
Marlies présente cette série de six romans, dont Le Voleur est le premier volet, comme une
lecture épique, tendue, follement addictive. L’histoire suit un jeune homme indiscipliné, pris
dans les intrigues politiques de trois royaumes déchirés.
Elle insiste sur la qualité du world-building, la subtilité des personnages féminins, notamment
des reines qui façonnent leur destin dans un monde instable. Le rythme, les rebondissements
et l’intelligence narrative en font une série très réussie.
Pour Marlies, c’est un univers dans lequel on entre pour ne plus en sortir, une saga qui se lit
avec passion et qui renouvelle le genre de la fantasy politique.


2. Mon Noël avec Marcia, Peter Stamm (Christian Bourgois)
Elle présente ensuite ce court roman où Peter, invité dans une résidence d’artistes dans le
Vermont, voit ressurgir le fantôme d’un amour ancien. Le décor enneigé, silencieux, favorise
une introspection profonde.
Marlies souligne la délicatesse avec laquelle Stamm explore la mémoire, les bifurcations du
destin et l’impact durable des rencontres fondatrices. Le récit avance comme une méditation
sur ce qui aurait pu être.
Ce petit livre l’a beaucoup touchée par sa sobriété, sa sensibilité et la finesse de son regard sur
les relations humaines.


José, libraire, a présenté 3 livres de l’actualité littéraire
1.Piotr Viazemski – J’ai vécu (Interférences)
José présente cet ouvrage issu des carnets de Viazemski (1792-1878). L’auteur y dresse un
tableau spirituel et plein de finesse de la société russe du XIXᵉ siècle : aphorismes, portraits,
anecdotes, réflexions sur l’histoire et la condition humaine composent un ensemble très riche.
Elle explique que ces textes révèlent des problématiques étonnamment contemporaines,
notamment sur le rapport au pouvoir, aux mentalités collectives et à la vie sociale. Viazemski
apparaît comme un observateur lucide, parfois ironique, toujours pertinent.
José recommande ce livre à ceux qui aiment les textes brillants, incisifs, denses et élégants.


2.John Muir – Une ballade en hiver – Stickeen (Omnia)
Elle présente ensuite ce grand classique de John Muir, qui raconte l’amitié entre un
explorateur et un petit chien lors d’une expédition en Alaska en 1880. Le récit, simple et
profondément humain, porte les valeurs d’attention à la nature et de solidarité.
José insiste sur le caractère universel de ce texte, souvent considéré comme un chef-d’œuvre
de littérature naturaliste. L’émotion y naît de la relation homme-animal et du décor immense
qui les entoure.
Pour les lecteurs amoureux de nature et de récits d’aventure, il s’agit d’un incontournable.


3.Vanessa de Senarclens – La bibliothèque retrouvée (Zoé)
Enfin, José évoque l’enquête passionnante de Vanessa de Senarclens autour d’une
bibliothèque disparue en Poméranie en 1945. À partir d’un catalogue miraculeusement
retrouvé recensant seize mille ouvrages – dont des trésors rares –, l’autrice reconstitue la
trajectoire historique de cette collection.
Elle souligne la qualité de l’écriture, l’humour discret qui accompagne la rigueur de l’enquête,
et l’intérêt de parcourir l’histoire de l’Europe à travers celle d’une bibliothèque perdue. Le
livre interroge la mémoire, le silence, la spoliation, mais aussi le pouvoir des livres de
traverser l’Histoire.

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