top of page

La Librairie a son club lecture !

Tout les premiers vendredi du mois.

Venez nous parler du dernier livre qui vous a emporté à chaque page... Chacun des participants pourra parler librement d’un livre qu’il aura lu récemment. Faites le nous connaître, partagez votre avis en essayant de donner envie à d’autres de le lire ♥

 

Un moment d'échange et de partage, Réservation à la librairie 15/20 places.

Seulement dix présentations de 8 minutes - suivi de discutions autour du verre de l'amitié...

– en partenariat avec Partages Culturels en Provence -

1000062081.jpg

Animation et compte rendu : Miguel Couralet et Michèle Robinet.
Des thrillers, des essais, des romans, du fantasmagorique, de la philo, de la religion, des biographies,
de l’art, de l’Histoire, de l’écologie… de tout pour tous. Encore une soirée, endiablée, drôle souvent et
fabuleusement riche et culturelle


1/Barbara — Notre château, Emmanuel Régniez (Le Tripode)
Le roman met en scène Octave et Vera, frère et sœur vivant retirés du monde dans un château délabré, hors du temps. Leur existence se déploie dans un univers clos où les livres, les bibliothèques et le langage occupent une place centrale. Le récit avance par répétitions et glissements, sans intrigue spectaculaire, jusqu’à créer un sentiment d’enfermement mental et affectif. Le château devient peu à peu un espace psychique autant qu’un lieu réel.
Barbara a été particulièrement sensible à cette atmosphère étrange et obsessionnelle, presque hypnotique. La discussion a aussi fait émerger, avec humour, une question très concrète et familière à tous les membres du club : comment ranger une bibliothèque ? Par auteur, par thème, par collection, par préférence personnelle ?
Cette interrogation, au cœur du livre, a immédiatement fait écho aux pratiques et aux dilemmes de chacun, renforçant la proximité entre le roman et l’expérience intime des lecteurs.


2/ Delphine — Paresse pour tous, Hadrien Klein (Le Tripode)
Ce roman d’anticipation imagine une société future dans laquelle le rapport au travail, au temps et à l’effort est profondément transformé. Le récit se construit par fragments, alternant souvenirs, projections et scènes disjointes, obligeant le lecteur à recomposer lui-même le fil narratif. Ce choix formel donne à voir un monde en mutation, sans jamais en proposer une explication frontale ou didactique.
Delphine a relevé une construction en deux parties d’inégale force et a regretté l’absence de certains marqueurs majeurs de notre époque, comme l’intelligence artificielle ou les conflits contemporains. Malgré ces réserves, elle a apprécié une lecture iconoclaste et stimulante, qui invite à ralentir et à réfléchir autrement à notre rapport au travail et à la société.


3/ Thierry — Face à Giacometti, Jacques Dupin (P.O.L, poche)
Ce livre n’est ni une biographie classique ni un essai académique. Jacques Dupin y rassemble les textes qu’il a consacrés à Alberto Giacometti au fil des années, proposant une approche fragmentaire et sensible de l’artiste. À travers notes, réflexions et souvenirs, se dessine un portrait intérieur d’un créateur habité par la question de la présence et de la perception.
Thierry a insisté sur un point central de la démarche de Giacometti : son travail sur la manière de regarder la sculpture. L’artiste expérimentait sans cesse la distance — de près, de loin — convaincu que le regard transforme l’œuvre elle-même. Selon l’éloignement ou la proximité, la sculpture change, se révèle autrement. Le livre invite ainsi autant à comprendre Giacometti qu’à apprendre à regarder.


4/ Michèle R. — Enfant 44 et Kolyma, Tom Rob Smith 
Enfant 44 se déroule dans l’Union soviétique stalinienne, où l’idée même de crime est officiellement niée. Léo Demidov, officier de la police politique, enquête clandestinement sur une série de meurtres d’enfants, au risque de remettre en cause les fondements idéologiques du régime. Kolyma, situé après la mort de Staline, prolonge cette réflexion dans le contexte troublé de la déstalinisation, où les responsabilités passées refont surface.
Michèle a apprécié cette approche romanesque qui rend plus accessible, sans l’édulcorer, le climat de peur, de suspicion et de délation. Elle a souligné la force de la réflexion sur la désobéissance, la liberté et la résilience. Une lecture éprouvante, mais profondément éclairante.


5/ Claude — La maison vide, Laurent Mauvignier (Éditions de Minuit)
Claude a commencé par rappeler combien il avait aimé Des hommes (Minuit, poche), roman de Mauvignier consacré à la guerre d’Algérie, qu’il considère comme une œuvre marquante. C’est avec cette référence très positive qu’il a abordé La maison vide.
Il a reconnu avoir été d’abord impressionné, voire un peu effrayé, par la taille du livre — plus de 700 pages et par ces phrases longues, parfois presque sans fin. Puis, peu à peu, il est entré dans cette vaste histoire de famille, faite de silences et de non-dits, qui l’a finalement emporté. Une lecture exigeante, mais suffisamment puissante pour conduire jusqu’au bout ce roman couronné par le prix Goncourt.


6/ Michèle — L’allègement des vernis, Paul Saint Brice (Le Livre de Poche)
Le roman prend appui sur la restauration de La Joconde. À partir de cet événement, l’auteur explore à la fois les aspects techniques du travail de restauration et les enjeux symboliques qu’il soulève. Restaurer une œuvre mythique, c’est intervenir sur son histoire, sa matière, mais aussi sur ce qu’elle représente collectivement.
Michèle a été particulièrement sensible à ce que le livre dit de l’investissement affectif autour d’une œuvre d’art, et à la relation intime qui se crée entre le restaurateur et l’artiste, jusqu’à une forme d’identification.
Un livre fort, précis, profondément humain.


7/ Jacky — Bleus, Blancs, Rouges, Benjamin Dierstein (Folio)
Ce polar historique fait revivre la France des années 1968 à 1980 à travers des personnages ayant réellement existé. Le roman mêle histoire politique, intrigues de pouvoir, guerre des polices, relations complexes entre contre-espionnage et police nationale, dans une fresque dense et documentée.
Pour Jacky, cette lecture a fait ressurgir toute une époque de sa propre jeunesse. Avec sa verve habituelle, il a su transmettre son enthousiasme et donner chair à cette période. Sa présentation a donné une envie immédiate : celle de courir lire ce roman foisonnant.


8/ Daniel — La Révolution française ou les prodiges du sacrilège, Jean Dumont (Critérion)
Jean Dumont propose une lecture critique de la Révolution française, en mettant en lumière ses violences, ses destructions symboliques et religieuses, et les mécanismes idéologiques qui les ont rendues possibles.
L’ouvrage s’appuie sur une documentation abondante pour interroger un récit national souvent idéalisé. Daniel a souligné la rigueur et le caractère dérangeant de cette analyse, qui invite à revisiter un épisode fondateur de notre histoire sans en occulter les parts d’ombre.


9/ Geneviève — L’Âne, Michel Pastoureau (Seuil)
Michel Pastoureau retrace l’histoire culturelle et symbolique de l’âne, de l’Antiquité à nos jours, déconstruisant clichés et représentations. Animal méprisé ou moqué, il révèle une richesse symbolique insoupçonnée.
Geneviève a apprécié le ton érudit, sensible et souvent humoristique de l’ouvrage, qui éclaire notre rapport au vivant et à l’imaginaire collectif. Elle y a adoré les images.


10/ Ghislaine — La lecture, Ivan Vladislavic (Elyzard)
Le livre raconte une scène de lecture publique : l’auteur lit son texte dans sa langue, tandis qu’un traducteur en propose la traduction. Peu à peu, les mots prennent une charge émotionnelle de plus en plus forte.
Ghislaine a souligné le moment central du récit : l’instant où l’auteur s’effondre, bouleversé par ses propres mots. Le traducteur s’interrompt, l’auditoire reste pétrifié, un grand silence s’installe. Une scène troublante, d’une intensité rare, qui fait de la lecture un événement presque physique.


11/ Catherine — Madame Ayat, Ahmet Altan (Actes Sud)
Écrit en prison, le roman raconte une histoire de désir et de liberté intérieure. Par la fiction, l’auteur affirme la puissance de l’imaginaire face à l’enfermement politique.
Catherine a été profondément touchée par l’écriture, à la fois sensuelle et ardente. Le contexte d’écriture confère au texte une force particulière, faisant de la littérature un acte de résistance.


12/ Miguel — N’est pas bouddhiste qui veut, Dzongsar Jamyang Khyentse (Nil)
Dans cet essai, l’auteur revient au cœur de la doctrine en présentant les quatre sceaux du bouddhisme et en les explicitant à l’aide de nombreux exemples concrets : Toute chose composée est impermanente, - toute émotion contaminée est souffrance (ou insatisfaction) - tous les phénomènes sont dépourvus d’existence intrinsèque (vacuité) - le nirvana est au-delà des constructions mentales. A partir de ces principes, il démonte avec humour et rigueur les représentations occidentales simplifiées du bouddhisme, souvent réduit à une quête de bien-être ou de développement personnel, pour en rappeler l’exigence intellectuelle et spirituelle.
Miguel a souligné combien après cette lecture, il perçoit de plus en plus de points communs entre la pensée bouddhiste et l’éthique de Spinoza : travail de lucidité, analyse des affects, désenvoûtement des illusions, recherche d’une liberté intérieure fondée sur la compréhension des choses.


13/ Marlies — Le Sigisbée, Mathilde Desaché (Finitude)
Le roman épistolaire est constitué exclusivement des lettres de Catarina, écrites sur plus de dix-huit ans. Il permet de découvrir la figure du sigisbée, personnage social de l’Italie des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles : un homme officiellement chargé d’accompagner une femme mariée dans la bonne société, avec l’accord du mari. À la fois compagnon, confident et présence codifiée, le sigisbée occupe une place ambiguë entre convention sociale et intimité affective.
Marlies a souligné l’originalité de ce dispositif narratif et la finesse psychologique du personnage. La durée, la répétition et l’évolution des lettres donnent au récit une profondeur particulière, à la fois intime, sociale et historique.


14/ José — Le souffle de la forêt, Simonetta Greggio (Arthaud)
Ce roman biographique suit un destin étroitement lié à la forêt et aux enjeux écologiques. L’autrice mêle histoire personnelle et engagement pour la nature dans un récit incarné.
José a apprécié cette manière de donner chair aux questions environnementales, sans discours abstrait.


15/ José — Une pension en Italie, Philippe Besson (Julliard)
Le roman explore une histoire familiale marquée par les secrets, les silences et les blessures transmises. Le cadre italien devient le lieu d’une remontée du passé.
José a souligné la tension maîtrisée de l’écriture, à la fois douce et intense, caractéristique de Philippe Besson. Elle y a vu une forte inspiration de E M Forster.


16/José — Très brèves théories de l’enfer, Jérôme Ferrari (Actes Sud)
À travers une série de textes courts et denses, Jérôme Ferrari interroge la violence, la responsabilité et notre rapport à l’autre. Chaque fragment agit comme une méditation sombre et lucide.
José a mis en avant la puissance d’une langue sans concession, qui ne cherche pas à consoler mais à éclairer.

Tenez vous aux courants des nouvelles de la librairie :

  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Google
logo-librairie-avignon.png

 

Horaires d'ouverture 2026 :

du Mardi au Samedi :
10h à 18h30 non-stop
*
Librairie fermée les dimanches, lundis et les jours fériés

bottom of page