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La Librairie a son club lecture !

Tout les premiers vendredi du mois.

Venez nous parler du dernier livre qui vous a emporté à chaque page... Chacun des participants pourra parler librement d’un livre qu’il aura lu récemment. Faites le nous connaître, partagez votre avis en essayant de donner envie à d’autres de le lire ♥

 

Un moment d'échange et de partage, Réservation à la librairie 15/20 places.

Seulement dix présentations de 8 minutes - suivi de discutions autour du verre de l'amitié...

– en partenariat avec Partages Culturels en Provence -

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Animation et compte rendu : Miguel Couralet et Michèle Robinet.
Plein de bonnes idées à glaner à partir des livres présentés au cours de la soirée pour
choisir nos futures lectures .


Claude – La fin du voyage, Arnaldur Indridason, Éditions Métailié
Arnaldur Indridason, écrivain reconnu pour ses polars comme pour ses romans historiques, pro-
pose ici une biographie romancée de Jonas Hallgrimson, figure majeure de l’Islande du XIXe
siècle. À travers ce personnage de poète et de naturaliste, le roman explore le désir d’indépen-
dance et la construction d’une identité nationale.
Le récit suit le parcours de cet homme engagé, à la fois scientifique et écrivain, dont la vie
épouse les tensions d’un pays en quête de reconnaissance. À travers ses voyages, ses combats
intellectuels et ses engagements, se dessine une Islande encore fragile mais déjà habitée par une
conscience collective en devenir.
Claude a perçu cette œuvre comme une enquête à la fois sociale et littéraire, marquée par une
tonalité mélancolique. Cette lecture lui a permis de mieux comprendre ce pays et d’entrer dans
une culture encore peu connue pour lui.


Geneviève – L’un et l’autre, Élisabeth Badinter, Le Livre de Poche
Dans cet ouvrage, l’autrice propose une réflexion sur les relations entre hommes et femmes à
travers les siècles, entre complémentarité et conflictualité. Il s’agit d’un grand livre de pensée,
accessible et structurant.
Le livre parcourt différentes périodes historiques pour montrer comment ces relations se cons-
truisent, se déforment ou se réinventent. De la Préhistoire à l’époque contemporaine, il met en
lumière les équilibres mouvants entre domination, coopération et reconnaissance mutuelle.
Geneviève s’est particulièrement arrêtée sur la Préhistoire, évoquant la figure du chasseur et de
la cueilleuse. Sa présentation a suscité l’intérêt, tout en laissant percevoir la richesse d’un livre
qu’elle n’a pu qu’effleurer.


Barbara – Élise sur les chemins, Bérengère Cournut, Le Tripode
Ce roman en vers libres s’inspire de la famille d’Élisée Reclus, géographe et penseur libertaire.
L’écriture propose une forme poétique singulière, à la fois intime et engagée.
À travers la figure d’Élise et le foisonnement d’une fratrie hors norme, le texte explore les liens
familiaux, les engagements politiques et le rapport à la nature. Le récit se déploie comme une
traversée sensible, faite de fragments, de visions et d’images fortes.
Barbara, fidèle au Tripode, a exprimé un véritable attachement à ce texte qu’elle décrit comme
un chant d’amour et de liberté. Elle insiste sur la beauté du récit, son caractère de conte et la
présence marquante, presque symbolique, des serpents.


Catherine – Souvenir de l’amour, Chrysis, Jim Fergus, Pocket
Le roman s’inscrit dans l’atmosphère des Années folles et fait dialoguer art et existence à travers
la découverte d’un tableau chez un antiquaire niçois. Il restitue la vie bohème de Montparnasse
avec intensité.
À partir de cette œuvre picturale, le récit reconstitue tout un univers fait de liberté, de sensualité
et d’expérimentations artistiques. Les personnages évoluent dans un monde où les frontières
entre art et vie s’estompent.
Catherine s’est laissée séduire dès l’objet-livre, avant d’être emportée par une lecture joyeuse
et vibrionnante. Elle a particulièrement aimé le parallèle entre peinture et liberté de vie.


Céline – Décomposée, Clémentine Beauvais, L’Iconoclaste
Inspiré du poème La Charogne de Charles Baudelaire, ce roman en vers libres transforme la
matière poétique en une figure féminine vivante et troublante.
La charogne devient ici personnage, incarnation, presque voix, dans un texte qui interroge la
beauté, la décomposition et la transformation. L’écriture joue avec les codes et renouvelle pro-
fondément l’imaginaire du poème initial.


Gérard – Les derniers sur la liste, Grégory Cingal, Le Livre de Poche
Ce roman, fondé sur des faits réels, nous plonge dans le camp de Buchenwald en 1944. Il met
en scène des figures de résistants confrontés à un système de mort.
Le récit suit plusieurs personnages qui tentent d’échapper à une exécution programmée, en met-
tant en place des stratégies de survie dans un univers marqué par la violence, la corruption et
les tensions internes.
Gérard a été profondément marqué par cette lecture, à la fois terrifiante et essentielle. Il insiste
sur la manière dont le livre montre les ressources humaines pour survivre, face à d’autres forces
de destruction.


Catherine – Avec la permission de Gandhi, Abir Mukherjee, Folio Policier
Une enquête policière située dans l’Inde coloniale, portée par un duo d’enquêteurs atypique. Le
contexte historique enrichit une intrigue bien menée.
Le récit suit les investigations dans une société traversée par les tensions politiques et cultu-
relles. L’ambiance de Calcutta et les relations entre les personnages donnent toute sa profondeur
à l’intrigue.
Catherine a apprécié une lecture agréable, marquée par l’humour et l’ironie. Elle souligne le
plaisir d’un récit fluide et divertissant.


Delphine – Le Cheval blanc, Georges Simenon, Gallimard
Dans ce roman de 1938, Simenon propose une peinture sociale précise, servie par une écriture
sobre et efficace.
L’intrigue, simple en apparence, permet de dévoiler les mécanismes d’une société, ses tensions,
ses hypocrisies et ses non-dits. Le décor devient presque un personnage à part entière.
Delphine a découvert ici toute la force de l’auteur. Elle a été frappée par son talent et reconnaît
en lui un très grand écrivain.


Raphaëlle – Le monde est fatigué, Joseph Incardona, Finitude
Ce roman contemporain met en scène une héroïne singulière, sirène professionnelle, dans une
fable moderne mêlant écologie, féminisme et quête de sens.
À travers son parcours, le récit explore le corps, la mer, l’image et la marchandisation du vivant.
Les chapitres s’enchaînent comme des séquences cinématographiques.
Raphaëlle a été emportée par cette lecture drôle et cynique. Elle insiste sur la richesse des
thèmes et sur la force du parcours féminin.


Ghislaine – En étrange pays, Karel Schoeman, Phébus
Le roman suit un personnage en exil dans l’Afrique du Sud du XIXe siècle, dans un univers
austère et introspectif.
Le récit installe lentement une atmosphère faite de solitude, de distance et de confrontation à
l’altérité. Les paysages et les silences jouent un rôle essentiel.
Ghislaine a été profondément touchée par cette lecture. Elle confie être tombée amoureuse de
cet auteur, tant l’expérience a été marquante.


Michèle 2– Loin de chez moi, Maryse Burgot, Le Livre de Poche
Ce récit autobiographique explore le métier de grand reporter et les tensions entre engagement
professionnel et vie personnelle.
À travers différents terrains de guerre et de crise, le livre donne à voir l’envers du décor jour-
nalistique et les dilemmes constants entre information, danger et vie familiale.
Michèle a proposé une lecture complémentaire à celle de Miguel, montrant la richesse des re-
gards croisés. Elle exprime une admiration forte pour l’autrice et souligne l’humanité du récit.


Claudie – Même le froid tremble, Nicole Mersey Ortega, Anne Carrière
Ce roman entraîne le lecteur dans un road trip au Chili, à la fois violent et poétique.
Le parcours de trois jeunes femmes vers un pèlerinage devient une traversée initiatique, mar-
quée par des épreuves, des rencontres et des tensions.
Claudie évoque une lecture dure mais marquante, traversée de moments poétiques. Elle insiste
sur la puissance émotionnelle du récit.


Michèle R. – L’amour à temps, Martin Winckler, P.O.L
Michèle s’attarde sur l’auteur Martin Winckler et nous confie :
« En lisant en 2017 Les Histoires de Franz, j’ai eu la sensation que Winckler, né à Alger en
1955, avait quelque attache avec Albert Camus. Je suis donc entrée en contact avec lui, il
m’écrivait « Je suis très touché que vous ayez aperçu Camus dans le livre. Il est très présent,
effectivement, car mon père Ange et lui ont été amis d’enfance ».
Quelques mots , quand même, sur le livre présenté aujourd’hui :
Rachel, Canadienne, part à Tours à la recherche de l'origine et du passé de ses parents ,quasi
mutiques sur leur jeunesse pendant la Seconde guerre mondiale, à Tours .
Elle a aimé les références musicales qui émaillent le récit et la discographie qui figure en fin
de volume. Un roman féministe, solidaire, bien documenté, détaillé, où l’on reconnaît bien les
qualités humaines et les engagements de l'écrivain.


Miguel – Gaston Fessard, Alban Massie, CLD Éditions
Faute de temps, Miguel n’a pas pu présenter cet ouvrage consacré à un penseur majeur de la
philosophie politique. Cette présentation sera reprise ultérieurement.
Propositions de José dans l’actualité littéraire :
L’ami du prince, Marianne Jaeglé, Folio
Dans cette biographie romancée, l’autrice fait revivre le stupéfiant face-à-face entre Sénèque,
le philosophe, et Néron, le jeune tyran. Sachant qu’il doit mourir avant la nuit, il écrit une ultime
lettre à son ami Lucilius, dressant le bilan de sa vie.
José nous a passionnés par sa façon de présenter le livre. On sent chez lui une vraie capacité à
faire entrer dans l’œuvre, à en donner immédiatement la portée et l’intensité.


Kès, Barry Hines, Éditions du Typhon
Une belle réédition qui enchante José tant elle a toujours aimé et porté ce livre. Billy, né dans une
famille de mineurs du nord de l’Angleterre, connaît peu les joies de l’enfance : père absent,
mère immature, grand frère violent, école rejetée. Mais lorsqu’il recueille un faucon et entre-
prend de l’apprivoiser, sa vie bascule.
C’est un roman très riche, qui parle à la fois de la condition ouvrière et de la transformation
intérieure d’un enfant grâce à une relation inattendue avec un animal. José en parle avec un
attachement évident, presque ancien, comme d’un livre qui compte.

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