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La Librairie a son club lecture !

Tout les premiers vendredi du mois.

Venez nous parler du dernier livre qui vous a emporté à chaque page... Chacun des participants pourra parler librement d’un livre qu’il aura lu récemment. Faites le nous connaître, partagez votre avis en essayant de donner envie à d’autres de le lire ♥

 

Un moment d'échange et de partage, Réservation à la librairie 15/20 places.

Seulement dix présentations de 8 minutes - suivi de discutions autour du verre de l'amitié...

– en partenariat avec Partages Culturels en Provence -

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Animation et compte rendu : Miguel Couralet et Michèle Robinet.

 

Delphine : La Gouvernante suédoise, Marie Sizun, Folio

Delphine a expliqué qu’elle aime souvent présenter au club des livres qui lui ont été offerts. Elle cherche toujours à comprendre pourquoi quelqu’un a pensé à elle en choisissant ce titre. Celui-ci lui a été donné par une amie belge, pays où l’œuvre de Marie Sizun est particulièrement appréciée, ce qui donnait déjà une petite histoire autour du livre avant même de l’ouvrir.

Le roman raconte la relation entre Hulda, une gouvernante suédoise venue travailler dans une famille, et Livia, une enfant ou jeune femme avec laquelle se noue progressivement un lien très particulier. Dans un univers domestique marqué par les souvenirs et les non-dits, les deux personnages développent une relation faite de confiance, de pudeur et d’attachement profond. Le récit se déroule dans une atmosphère presque suspendue, où les gestes et les regards comptent autant que les paroles.

Delphine a souligné la beauté de l’écriture, très délicate et nuancée. Le roman se lit comme une évocation sensible de l’amitié et de la mémoire, dans un climat légèrement nostalgique. C’est un livre où les sentiments se disent à demi-voix, mais qui laisse une impression durable.

 

Catherine : Kolkhoze, Emmanuel Carrère, P.O.L.

Catherine a livré une réaction très personnelle et assez radicale à la lecture de ce livre. Elle a confié qu’elle avait réellement souffert en le lisant, tant l’écriture hyper réaliste lui avait paru pesante. Selon elle, Carrère n’exploite pas pleinement la richesse de l’histoire familiale qu’il évoque et reste davantage dans une posture de chroniqueur.

Le livre part pourtant d’un matériau très fort : l’histoire de la famille de l’auteur et notamment celle de sa mère, d’origine géorgienne. Le titre renvoie au monde soviétique et à l’univers des kolkhozes, ces fermes collectives qui symbolisent une époque. À travers cette enquête familiale, Carrère explore les trajectoires individuelles prises dans les grandes turbulences du XXᵉ siècle.

La discussion a montré que les lectures pouvaient être très différentes. Certains ont rappelé que Carrère écrit justement dans cette tension entre autobiographie, enquête et chronique du réel. Le livre a donc suscité un débat intéressant, illustrant bien l’esprit du club : confronter des points de vue sans chercher à les uniformiser.

Olivier : Le barman du Ritz, Philippe Collin, Albin Michel.

Olivier a présenté ce roman historique qui nous transporte dans le Paris de l’Occupation. L’auteur choisit comme décor l’hôtel Ritz, lieu emblématique où se croisent résistants, collaborateurs, officiers allemands et personnalités du monde artistique.

Au centre du récit se trouve le barman du Ritz, personnage discret mais observateur privilégié de ce monde troublé. À travers lui, le lecteur voit défiler toute une galerie de personnages réels et fictifs qui incarnent les ambiguïtés morales de l’époque. Le roman mêle ainsi intrigue historique et destin individuel.

Olivier a trouvé le livre particulièrement réussi, notamment parce qu’il restitue avec précision l’atmosphère du Paris occupé. Il a même suggéré que l’histoire pourrait facilement être adaptée au cinéma tant certaines scènes semblent déjà écrites pour l’écran.

Catherine : Un Graal, Fabrice Chillet, Éditions Bouclard.

Catherine a présenté ce livre comme une quête à la fois intellectuelle et personnelle. L’ouvrage suit une recherche qui prend progressivement la forme d’une enquête exigeante autour d’un objet symbolique : le Graal.

Le récit explore différentes pistes historiques, culturelles ou spirituelles pour comprendre ce que représente réellement ce mythe. Au fil de la recherche, le lecteur découvre que le Graal n’est peut-être pas seulement un objet légendaire mais aussi une métaphore de la quête humaine de sens.

Catherine a aussi insisté sur la beauté matérielle du livre : qualité du papier, soin de l’édition, élégance de la présentation. Elle a rappelé combien l’objet-livre peut aussi participer au plaisir de la lecture.

Geneviève : Le cœur cousu, Carole Martine, Gallimard.

Geneviève a choisi une manière originale de présenter ce roman : plutôt que de raconter l’histoire, elle en a lu un long passage. Cette lecture à voix haute a immédiatement plongé les participants dans l’atmosphère du livre.

Le roman raconte l’histoire d’une famille marquée par des dons mystérieux qui se transmettent de génération en génération. Dans un univers qui mêle réalisme et dimension presque magique, les femmes de la lignée portent en elles des secrets et des pouvoirs qui influencent leur destin.

À travers cette saga familiale, Carole Martinez explore la mémoire, l’héritage et les forces invisibles qui traversent les générations. Le passage lu par Geneviève a suffi à faire sentir la puissance poétique de l’écriture.

Daniel : René ou la vie de Chateaubriand, André Maurois, Grasset.

Daniel a présenté cette biographie consacrée à l’un des grands écrivains du romantisme français : François-René de Chateaubriand. André Maurois y retrace la vie de cet homme qui fut à la fois écrivain, diplomate et acteur de l’histoire politique de son temps.

Le livre raconte son enfance bretonne, son exil pendant la Révolution, ses voyages et son rôle dans la vie intellectuelle et politique du XIXᵉ siècle. Maurois restitue aussi la dimension profondément romantique de Chateaubriand, marqué par la mélancolie et la quête d’idéal.

Daniel a particulièrement apprécié la plume élégante de Maurois, qui donne à cette biographie une véritable dimension littéraire et permet de redécouvrir toute la complexité de cette figure majeure.

Céline : Une façon d’aimer, Dominique Barbèris , Folio.

Céline a insisté sur la qualité très immersive de l’écriture de Dominique Barbéris. Le roman suit Madeleine, une femme confrontée à ses propres dilemmes sentimentaux et à la complexité de ses relations.

L’histoire se déroule dans un contexte historique marqué par des transformations sociales et culturelles. À travers le parcours de Madeleine, le roman explore la manière dont les individus cherchent à aimer et à vivre pleinement dans un monde en mutation.

Céline a souligné combien l’écriture permet d’entrer dans la vie intérieure du personnage. Le roman devient ainsi une exploration fine des sentiments et des choix de vie.

Jacky : Le dernier thé de Maître Sohô, Cyril Gély, Points, 

Jacky a présenté ce roman comme un véritable voyage au Japon du XIXᵉ siècle. L’histoire met en scène la rencontre entre deux univers symboliques : celui des samouraïs et celui de la cérémonie du thé.

Le sabre représente la violence et l’honneur guerrier, tandis que le thé incarne la douceur, la patience et l’harmonie. À travers ces deux traditions, le roman explore des visions opposées mais complémentaires de la vie.

Jacky a évoqué la dimension poétique du récit, qui invite le lecteur à découvrir une culture et une philosophie de vie où chaque geste possède une signification profonde.

Michèle : Comme il est bon de ne plus craindre la mort , Lara Marlowe, Les Éditions de l’observatoire

Michèle a présenté ce livre écrit par la journaliste Lara Marlowe, qui donne la parole à une jeune militaire ukrainienne, Yulia Mykytenko. Dès leur première rencontre, l’autrice comprend qu’elle se trouve face à une personnalité exceptionnelle.

Le livre retrace la vie de cette femme depuis les événements d’Euromaïdan en 2013-2014 jusqu’à son engagement militaire dans le Donbass et dans la guerre actuelle. Devenue commandante d’une unité de drones, elle raconte la réalité du front, les pertes et les choix difficiles imposés par la guerre.

Michèle a souligné la force du témoignage, qui dépasse le simple récit personnel pour devenir un document sur le conflit contemporain. Elle a toutefois regretté l’absence d’une carte de l’Ukraine permettant de situer les lieux évoqués

Au cours de la discussion José a précisé qu’un hommage à l’Ukraine sera rendu à Ceccano le 19 mars à travers une conférence par Tetyana Ogarkova et son livre La vie à la lisière.
 

Miguel : Loin de chez moi, Marie Burgot, Livre de poche.

Miguel a choisi de présenter ce livre pour mieux comprendre le parcours de Maryse Burgot, journaliste que l’on voit régulièrement couvrir les grands événements internationaux.

Dans ce récit autobiographique, elle raconte sa vie de correspondante de guerre : les reportages, les zones de conflit, mais aussi les doutes et les émotions qui accompagnent ce métier. Elle évoque les rencontres marquantes, les situations de danger et la responsabilité de témoigner.

Le livre montre l’envers du décor de l’information télévisée. Derrière les images, il y a une personne confrontée à la violence du monde et qui cherche malgré tout à raconter ce qu’elle voit tout en se consacrant du mieux qu’elle peut à sa famille et à ses deux enfants.

Marlies : La vie entière, Timothée de Fombelle, Gallimard

Marlies a présenté ce texte bref comme une invitation à méditer sur le temps. L’auteur s’interroge sur la manière dont nous vivons notre existence et sur ce que signifie réellement « avoir une vie entière ».

Le livre explore les différentes dimensions du temps : le temps vécu, le temps imaginé, le temps espéré. Il rappelle que la vie ne se mesure pas seulement en années mais aussi en expériences et en intensité.

Ce petit texte ouvre ainsi une réflexion plus large sur la manière dont chacun habite le temps qui lui est donné.

José : Nos héritages, Anna Hope, Gallimard

José a présenté ce roman qui plonge le lecteur dans l’univers d’une famille aristocratique britannique. L’histoire explore les relations entre les générations et les secrets qui traversent cette lignée.

Au fil du récit, les personnages découvrent que l’héritage ne se limite pas aux biens matériels : il inclut aussi les blessures, les choix et les silences transmis d’une génération à l’autre.

José a souligné la qualité de l’atmosphère du roman, qui restitue avec finesse les codes sociaux et l’ambiance de ce milieu.

La Trilogie de Copenhague , Tove Ditlevsen, Editions Bourgeois.

José a également évoqué cette œuvre autobiographique majeure de la littérature danoise. L’autrice y raconte son enfance dans un quartier ouvrier de Copenhague dans les années 1920.

Très tôt, la jeune Tove rêve de devenir écrivaine et de sortir du milieu modeste dans lequel elle a grandi. Le livre suit son parcours, ses espoirs et les obstacles qu’elle rencontre.

Cette autobiographie en trois volumes constitue un témoignage puissant sur la naissance d’une vocation littéraire et sur le combat pour trouver sa place dans le monde.

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